Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 11:01

Ferronnerie et serrurerie 

de la péninsule ibérique

du Moyen-Age au XVIIIe siècle

 

 

n Voici réuni le plus grand ensemble de ferronnerie et de serrurerie anciennes de la péninsule ibérique. Avec plus de 4500 pièces du Moyen-Âge au XVIIIe siècle, il s’agit d’une des plus importantes collections privées européennes, quasiment inconnue du grand public. Elle a été rassemblée durant près de soixante ans par J.A.S., qui la présente dans sa grande maison-musée, au sud de la Navarre.

L’immense mérite de J.A.S. est d’avoir patiemment rassemblé en un seul lieu —et souvent sauvegardé— un patrimoine considérable : clous, heurtoirs, barreaux, serrures, objets civils domestiques, gonds, loquets, cadenas et verrous. Nous pouvons dès lors apprécier la richesse, les variantes et les styles d’un art majeur évoluant au fil des siècles. Il témoigne de la puissance créatrice des férons en cette région du sud de l’Europe. Chargés d’élaborer des objets ayant une fonction pratique et répondant à des contraintes techniques, les hommes de l’art n’oublient pas les symboles, les signes, les croyances et l’esthétique de leur temps.

Heurtoir lion couronné

La question du devenir de cette collection se pose aujourd’hui. Ses propriétaires souhaitent à terme qu’elle soit reprise dans son ensemble par un particulier ou mieux, une institution.

Le document que vous avez sous les yeux comprend les photos de quelques pièces parmi les plus emblématiques. Il est accompagné d’une interview de celui qui a consacré sa vie à les réunir, ainsi que d’un article de Michèle Pellet (paru dans la revue Fèvres, magazine de l’artisanat et des métaux) et consacré à cette collection.

Figurent en annexe :

+ la liste des ouvrages diffusés par Michèle Pellet,

+ des informations diverses ou d’actualités sur la serrurerie et la ferronnerie anciennes,

+ un essai de bibliographie,

+ une liste de musées,

+ des adresses, des associations, des sites internet, des forums,

+un lexique,

+clefs, barres et verrous dans la Bible,

+une présentation de la collection de Michel Rullier avec interview,

+un article de François Leboeuf sur le serrurier Mathurin Jousse.

 

                                            Contact : Arnaud Duny-Pétré

                                            10 rue Thiers 64100 Bayonne.

                                             Tél : 05.59.59.37.64

                                             Mail : arnaud.duny-petre@laposte.net
 

 

 

Photos
ä Les photos de l'ensemble de la collection sont sur le lien suivant (pour un meilleur confort, nous vous conseillons d'activer la fonction "Diaporama" à gauche de l'écran, puis la fonction plein écran, en bas milieu de l'écran à droite):

http://cid-b9c6114611e64e2f.skydrive.live.com/self.aspx/.Public


Autres langues 

ä Ce blog en langue espagnole à l’adresse suivante : http://ferreria.cerrajeria.antiguas.over-blog.com


ä Ce blog en langue anglaise: http://ancient.blacksmithing.locksmithing.over-blog.com

 

 

g Nota: Ici sur votre droite, ou bien tout à fait à la fin de ce menu déroulant, vous trouverez une liste intitulé "Articles récents". Au bas de cette liste, vous pouvez cliquer sur "liste complète". Vous affichez ainsi tous les articles du blog et donc accédez à l'ensemble de son contenu.

 

 

 


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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 10:58

J.A.S. collectionneur, histoire d’une passion

 

d Qui êtes-vous Monsieur J.A.S., pourriez-vous vous présenter ?

J.A.S. : Je suis un chef d’entreprise aujourd’hui âgé, un homme d’affaires. A partir de 1946, j’ai fabriqué et vendu en Europe des meubles de qualité, en particulier du mobilier en noyer et chêne massif de style espagnol. Mon activité professionnelle fut donc liée aux arts décoratifs et ma formation initiale en mécanique industrielle a développé cet intérêt pour le travail manuel pratiqué autrefois.

Durant mon adolescence à la fin des années 30, je me suis passionné pour les arts et les objets anciens, sans doute influencé par mon grand-père maternel qui était un antiquaire renommé, une activité que j’ai poursuivie. Mon appétit de collectionneur s’est exercé dans d’autres domaines que celui de la serrurerie et de la ferronnerie anciennes. J’ai collectionné les armes, les cartes postales et les photographies, l’outillage ancien, les monnaies, les horloges, les bronzes, etc. Mais mon principal centre d’intérêt se porta très tôt sur la ferronnerie et la serrurerie, à une époque où les pièces de qualité apparaissaient assez souvent sur le marché.

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que je suis toujours fasciné par la beauté du fer. Pour en exprimer le charme, qu’il me soit permis de citer ici la très belle prose poétique de la Conservatrice de musée, Catherine Vaudour : «Le fer est le matériau de tous les contrastes. A l’opposé du cuivre et de l’or dont la couleur évoque le soleil, donc la lumière, c’est-à-dire le jour et la vie, le fer est l’élément de l’ombre, qui renvoie à la nuit, à l’absence et à la mort. L’ombre cependant n’est qu’une transition, entre la lumière et les ténèbres, entre le cosmos et le chaos. De la même façon, le fer, dans sa noirceur naturelle, n’est pas obscur. Il accroche la lumière en de subtils reflets, au creux de ses aspérités. Lisse et poli, il devient aussi vif que l’argent et peut prétendre à la somptuosité des métaux précieux. Toutes les nuances de ce matériau peuvent être mises en valeur par son façonnage. La beauté de ses gris n’est pas inférieure à celle de l’or. C’est opposé à la lumière que le fer exprime le mieux ses jeux d’ombres contrastées. Les grilles servent à clore ou faire passer le jour ; les balcons, de l’intérieur, dessinent leurs entrelacements noirs sur fonds de paysages ; les clôtures révèlent dans les chapelles absidiales les trésors d’orfèvrerie qu’elles protègent ; les enseignes à contre-jour sur fond de ciel sont autant de calligraphies à claire-voie dans lesquelles le clair et l’obscur dialoguent»(1)…

 

d Quel est le contenu de votre musée ? Comment se présente-t-il ?

 

J.A.S. : Il s’agit d’un ensemble de plus de 4500 pièces anciennes en fer forgé, couvrant une période de huit siècles. J’ai rassemblé ces objets-témoins de notre civilisation, que des forgerons, des artistes restés le plus souvent anonymes, ont  confectionnés avec un talent, une énergie tout à fait hors du commun, lorsque l’on connaît les moyens dérisoires dont ils disposaient. La fabrication d’une serrure de coffre ou de bargueño, d’une série de barreaux de balcons exigeait un temps de travail considérable, dans des conditions très rudes.

Objets civils domestiques mais surtout serrures et clefs, clous de portes, heurtoirs, pentures, loquets, targettes, barreaux, etc. tout ce qui fait référence à la porte de maison ou de meuble, à l’acte d’habiter est chargé de culture, de symboles, voire de poésie. Leur patine, leur usure, le grincement ou le claquement d’un ressort… ces objets nous parlent, ce sont nos ancêtres qui s’adressent à nous par leur intermédiaire. Ils ont certes une fonction technique, mais sont aussi les signes d’un statut social, un signe extérieur de richesse ou de pouvoir, le reflet d’une époque, qu’elle soit romane, gothique, baroque, renaissance, ou encore platéresque.

Dans leurs infinies variations, ils sont la marque tangible d’un savoir-faire, d’un effort séculaire, mais aussi de ce qui caractérise l’être humain : notre désir de créer du beau, de l’art. Lorsqu’ils sont entrés en fonction lors de leur pose sur une porte ou une façade, ce fut l’aboutissement d’une longue et laborieuse chaîne de fabrication qui débute avec l’extraction du minerai de fer et engage plusieurs métiers. La puissance créatrice des ferronniers se déploie, structurée sur des contraintes techniques et nourrie par la culture de leur temps. Le forgeron qui conjugue les quatre éléments, fer, feu, air, eau dans la fournaise de sa forge, dompte les énergies primordiales. Rien d’étonnant que cette alchimie en fasse un personnage de légende doué de puissance physique et crédité de pouvoirs occultes, en lien avec les dieux !

Il y a une quinzaine d’années, j’ai rassemblé toutes ces pièces sur des panneaux facilement transportables, installés dans une dizaine de salles d’une maison de maître, celle de mes ancêtres maternels. Le tout est facilement démontable afin d’être déplacé et présenté en un autre lieu.

 

d Quand et comment avez-vous constitué cette collection ?

 

J.A.S. : Elle représente une quête infinie durant plus de soixante dix ans et provient pour l’essentiel de la Péninsule ibérique mais aussi de France. Cela a nécessité une grande constance, beaucoup d’efforts, d’émotions, des milliers de kilomètres parcourus, des moyens financiers importants bien entendu, l’acquisition d’une culture du fer forgé, de grandes joies, des déceptions parfois, comme dans toute entreprise humaine ; mais d’abord un grand désir inépuisable, celui de présenter un panorama le plus complet possible dans ce domaine. Peu à peu, beaucoup connaissaient ma passion et me proposaient de la ferronnerie ancienne d’une qualité remarquable et que je n’aurais pu acquérir dans d’autres conditions.

Toutes les pièces que je présente, à l’origine n’étaient évidemment pas dans l’état de conservation où vous les voyez. Certaines étaient recouvertes de rouille, dégradées, cassées ou usées. Toutes ont été patiemment remises en état en les respectant, en reprenant leur logique de fabrication originelle, le savoir-faire de l’homme de l’art auteur de l’objet.

 

d Question difficile pour tout collectionneur, quel est l’avenir de votre trésor ?

 

J.A.S. : Dans la vie humaine, tout a une fin. Celui qui possède, à plus forte raison une immense collection, ne doit jamais oublier que «nu il est sorti du ventre maternel, nu il entrera dans le linceul». Il faut savoir se détacher des choses que l’on a beaucoup aimées. Après le temps de la collecte et de la sauvegarde du patrimoine qui réservent tant de joies, arrive une nouvelle étape, celle de la transmission. Aidé par mes enfants qui ont d’autres centres d’intérêt, j’envisage de me défaire de ce musée, aujourd’hui ou demain, en toute sérénité. Je préfèrerai qu’il reste le plus complet possible, plutôt que d’être dispersé : qu’il demeure peut-être entre les mains d’une institution détenant un patrimoine important autour du fer ou d’un particulier ayant les moyens de le pérenniser.

Comme dit le poète: «El pan que da el trabajo es mas sabroso

                                   Que la escondida miel que con empeño

                                   Liba la abeja en el lugar frondoso ;

                                   Si comes ese pan seràs tu dueño,

                                   Màs si del ocio ruedas al abismo,

Todo lo podràs ser menos tu mismo».

 

(1) Catalogue de l’exposition Forge et Forgerons, jeux d’ombres et de lumière, Musée archéologique du Val d’Oise, 2007-2008, Editions du Valhermeil, 64 p.

 


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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 10:56

Un musée de la ferronnerie

espagnole en Navarre

 

 

n Au cours du 7e symposium de la forge européenne d’Arthous, quelques dizaines d’entre nous ont eu la chance de découvrir Chillida-leku. A cette même occasion, j’ai eu le privilège grâce à Arnaud Duny-Pétré, un passionné de ferronnerie, de faire une deuxième escapade en Espagne à la découverte d’une collection privée. Nous sommes rendus en Navarre, à quelques 90 kilomètres au sud de Pampelune, dans une commune de 8000 âmes. Les clochers des deux églises baroques dominent le centre historique, un soleil radieux illumine l’appareillage ocré de ses petits palais de briques. Ils s’alignent tout au long des rues étroites mais fortement ventées en ce jour d’automne. Les façades personnalisées arborent des portes cloutées, des balcons forgés, des grilles de fenêtres, des heurtoirs… conservés in-situ, mais aussi de spectaculaires écussons de pierre traités en très haut relief, aux armes du maître des lieux. C’est dans un de ces hôtels particulier que J.A.S. a choisi d’installer son trésor, sur quatre niveaux, suivant une organisation par panneaux, 177 en tout, sur fond or ou bien écarlate ou parfois bleu.

Initié dès son plus jeune âge par son grand-père maternel antiquaire, J.A.S. a traqué avec détermination les pièces rares, les a collectées pendant une soixantaine d’années. Ma stupeur fut immense durant cette déferlante de 4500 objets en fer réunis en un même lieu. Qu’ils fassent partie du patrimoine mobilier ou bien immobilier, qu’ils soient présentés en situation ou bien sortis de leur cadre naturel, ils permettent d’avoir une vision synthétique de la ferronnerie ancienne espagnole au cours des époques romanes, gothique, platéresque, puis baroque, influencées  par les formes orientales, sur huit siècles.


Huit cents clous aux têtes décoratives

Tributaires de la mode, les grilles, les défenses de fenêtres, les portes, les balcons et leurs jambes de force, les clous, le pentures, les targettes, les cadenas, les serrures de portes, de coffres, d’armoires, les crémones, les poignées, les loquets et verrous… participent à la fermeture des bâtiments, à la protection de l’individu et de ses biens.

Huit cents clous aux têtes décoratives forgées, coniques, tronconiques, à graines, à facettes, burinées, proéminentes, traversent des platines de toutes sortes aux découpes et profils variés à l’infini, certaines plates, gravées, d’autres bombées en tétons, d’autre encore en étoiles, en forme de coupelles, polylobées, fleuries, à un ou plusieurs étages… Cette multitude de clous nous rappelle le rôle primordial qu’ils ont joué dans la construction de la porte : au niveau de la liaison des planches croisées (en l’absence d’assemblage en bois), ils solidarisent le bois et les ferrures plus ou moins ouvragées (penture, fausses pentures et motifs) ; ils servent également de blindage dissuasif (cf la cathédrale de Gerona). Chaque œil roulé de l’une des imposantes consoles en esse, supportant la dalle d’un balcon reçoit des coupelles fleuries. Nombreuses sont les serrures, beaucoup à bosses, au palastre sculpté, filigrané, découpé, repercé, gravé, traité en orbe-voie qui conservent leur clef. D’autres clefs ont perdu leur serrure, d’autres serrures ont perdu leur clef !


Colonnettes composites

Trois cents barreaux, de section carrée ou circulaire, ont appartenu à des grilles, des rampes, des balcons ou des chaires à prêcher. Ils sont en forme de colonnettes composites au profil droit ou galbé, en balustre composé d’un chapiteau, d’une tige avec panse et col, d’un piédouche, avec un tronçon torse tourné à l’étampe, un tronçon vrillé. La mouluration parfois complexe et étagée sur plusieurs niveaux est prétexte à un décor de tête d’artichaut, à l’unité ou bien double, en opposition par rapport aux bagues. Confrontées à la diversité de ces barreaux, je revois et ce n’est pas en rêve, toutes ces ferronneries (photographiées lors de plusieurs périples en Espagne) dont l’apogée se situe au XVIe siècle. Ce sont les grandes grilles et portes d’édifices civils comme par exemple l’ayuntamiento (hôtel de ville) de Granada, d’édifices religieux tels ceux d’Avila, Baeza, Berlanga de Duero, Castillo d’Empuries, Cordoba, Girona, Jaca, Léon, Lugo, Palencia, etc. des balcons à Burgos et Léon…, des défenses de fenêtres à Alcala de Henarés, Léon, Tremp, en grande concentration en Catalogne, des marteaux, des verrous, des serrures et des pentures… qui font preuve d’une grande maîtrise de la matière.

Des pièces ont été conservées dans leur intégralité : des grilles dont une grande à mailles carrées, dans laquelle s’ouvre un petit huis à colonnes, des meubles dotés de toutes leurs ferronneries d’origine, des coffres et d’intéressants bargueño (secrétaires portatifs) pourvus d’un système spécial pour bloquer la porte en position ouverte.


Esthétisme et fonctionnalité

Les marteaux de porte tirants, frappeurs sont légion. Présentée sur une platine ouvragée, leur poignée non figurative, ou bien figurative, zoomorphe (un lion couronné ou non, un chien, un bovidé, un oiseau toutes ailes déployées, un serpent), anthropomorphe (une cuisse, un bras…), à décor végétal, géométrique, prend la forme d’un anneau, de boucles, en cuisses de grenouilles, d’une pendeloque. Ils s’articulent dans un lacet bombé, cannelé, cranté… fantaisie.

Ce musée abrite également des outils (marteaux, balances, fers à marquer les animaux, des enclumes ou plutôt des tas), des objets utilitaires qui s’articulent autour du foyer (grils, chenets), un soufflet imposant, de l’éclairage (luminaires, chandeliers, porte-éclats, lampes), des instruments tranchants (couteaux, ciseaux, épées), alliant esthétisme et fonctionnalité dans l’esprit des arts et traditions populaires.

Tous deux situés en Catalogne, le musée public Cau Ferrat de Sitges et le musée épiscopal de Vic, présentent de la ferronnerie espagnole ancienne. En quantité, la collection de J.A.S. est beaucoup plus riche que ces ensembles de Sitges et de Vic.

Il existe quelques similitudes entre la démarche de J.A.S. et celle de Chillida. Ils ont implanté un musée dans un cadre qu’ils ont choisi, acquis, organisé selon leur propre mise en scène. Le premier a collecté une myriade de ferronneries espagnoles anciennes d’auteurs «inconnus», de toutes origines, réparties sur huit siècles ; le second y a disposé ses propres travaux, sculptures, études, dessins, gravures, à sa guise. Il en a racheté certains.

Pour J.A.S., c’est un crève-cœur, car il songe à se séparer de sa collection, œuvre de toute une vie.

 
                                                                                                             Michèle Pellet

 


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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 10:53

Les travaux de Michèle Pellet

 

n Auteur de nombreux ouvrages consacrés à la ferronnerie ancienne (balcons, marteaux de portes, chandeliers, impostes, enseignes, rampes, etc.), elle collabore avec le Musée de Rouen Le Secq des Tournelles, ainsi qu’à la revue professionnelle Fèvres, magazine de l’artisanat des métaux publié par l’IFRAM, pôle national d’innovation pour les artisanats de métaux. La plupart de ses ouvrages paraissent en auto-édition dans la collection Fer et Styles à Lyon (31 livrets), initiée par Philippe Faure, autre grand spécialiste en ferronnerie européenne et dont elle poursuit l’oeuvre remarquable.

Les travaux réalisés ou diffusés par Michèle Pellet se présentent comme des livrets de plusieurs dizaines de pages au format A4. Sur des planches dessinées et manuscrites, sont décrits l'histoire, la mise en oeuvre et les modes d'assemblages de ferronneries de l’Hexagone. Chaque objet est présenté chronologiquement et daté si possible. Il est dessiné de la vue globale aux détails les plus caractéristiques permettant d’expliquer les lois esthétiques, les apports techniques en usage pour cette pièce, etc.

Vous pouvez vous procurer les ouvrages de la collection Fer et styles à l’adresse suivante : Michèle Pellet, 103 rue Jean Fournier, 69009 Lyon. Tél : 04.72.17.77.52. Port : 06.87.54.65.41

Philippe Faure

d Pentures romanes 1, étude des ferrures sur les portes romanes dans les départements 03, 15, 19, 23, 36, 43, 46, 63, 87, 21 planches, 452 dessins, 22 e.

d Pentures romanes 2, étude des ferrures sur les portes romanes dans les départements 49, 66, 67, 71, 89, 19 planches, 356 dessins, 21 e.

d Pentures gothiques 1, études des ferrures sur les portes gothiques dans les départements 02, 14, 50, 51, 52, 60, 67, 68, 75, 76, 77, 78, 88, 89, 22 planches, 462 dessins, 23 e.

d Pentures gothiques 2, études des ferrures sur les portes gothiques dans les départements 03, 15, 12, 13, 15, 19, 33, 58, 63, 66, 87, 23 planches, 515 dessins, 24 e.

d Les rampes de 1465 à 1666, étude historique, esthétique et technique de la rampe, du gothique à l’avènement de Louis XIV, 17 planches, 224 dessins, 21 e.

dLes rampes, étude de la rampe, ses structures, sa composition et ses motifs sous Louis XIV de 1666 à 1715, 20 planches, 279 dessins, 21 e.

dLes rampes de 1715 à 1760, le règne de Louis XV apporte un concept décoratif léger et équilibré, 20 planches, 287 dessins, 21 e.

dLes rampes de 1760 à 1775, la longueur du règne de Louis XV amène un retour au classissisme, 20 planches, 259 dessins, 21 e.

dLes rampes de 1775 à 1793 sous Louis XVI, préfigurent la révolution stylistique du XIXe, 23 planches, 264 dessins, 24 e.

dPetites portes gothiques au XIVe et XVe siècle (1492-1615), petites portes pour les «armoires» et pour les ancêtres de nos tabernacles dans les départements 01, 54, 55, 57, 59, 61, 67, 68, 70, 71, 75, 88, 26 planches, 234 dessins,  27 e.

dPetites portes gothiques au XVIe siècle, petites portes pour les «armoires» et pour les ancêtres de nos tabernacles dans les départements 01, 03, 08, 13, 21, 51, 54, 58, 59, 67, 68, 75, 76, 88, 27 planches, 255 dessins, 28 e.

dDéfenses de fenêtres romanes et gothiques dans les départements 03, 05, 07, 09, 12, 13, 21, 22, 26, 34, 38, 39, 44, 56, 57, 66, 71, 73, 76, 77, 80, 84, 25 planches, 366 dessins, 25 e.

dDéfenses de fenêtres de la Renaissance tome 1,  dans les départements 01, 03, 06, 07, 10, 19, 21, 22, 23, 25, 29, 31, 37, 38, 39, 42, 43, 50, 52, 54, 23 planches, 378 dessins, 24 e.

dDéfenses de fenêtres de la Renaissance tome 2,  dans les départements 55, 56, 57, 60, 63, 64, 66, 67, 68, 69, 70, 71, 72, 76, 84, 88, 89, 23 planches, 384 dessins, 24 e.

dLe balcon de 1492 à 1666, dès son origine le balcon est tributaire de l’architecture et fonctionne avec les mêmes lois, 23 planches, 305 dessins, 24 e.

dLe balcon de 1666 à 1715, la création, le style sous Louis XIV, 24 planches, 384 dessins, 26 e.

dLe balcon de 1715 à 1742, évolution du balcon entre les styles Louis XIV et Louis XV, 30 planches, 346 dessins, 30 e.

Michèle Pellet

dLe marteau de porte, son évolution du roman à Louis XIII, 31 planches, 314 dessins, 32 euros.

dLe balcon de 1743 à 1760, étude du balcon Louis XV, structure, composition, motifs de 1743 à 1760, 29 planches, 376 dessins, 31,50 e.

dEtude des grilles romanes et gothiques des les départements 03, 12, 13, 21, 27, 31, 32, 43, 51, 60, 63, 66, 75, 76, 87, 91, 30 planches, 289 dessins, 32 e.

dLes chandeliers du roman au XIXe, première approche sur le sujet dans les départements 09, 11, 19, 22, 52, 54, 60, 66, 75, 76, 26 planches, 396 dessins, 31 e.

dImpostes et oculi, un pannel de 78 impostes du roman à Louis XIV dans les départements 04, 05, 06, 07, 19, 21, 25, 31, 34, 35, 38, 39, 43, 46, 56, 60, 63, 67, 69, 71, 73, 74, 75, 76, 78, 83, 29 planches, 457 dessins, 32 e.

dCroix en fer du gothique à 1666, la croix de chemin s’exprime comme pour les autres objets en fer à l’aide d’art et de relations entre les styles, 21 planches, 297 dessins, 22 e.

dCroix en fer de 1792 à 1815, que devient la croix après le séisme de la Révolution, reprise en main de la population par le clergé, 23 planches, 343 dessins, 24 e.

dCroix en fer de 1815 à 1820, 32 planches, 552 dessins, 32 e.

dCroix en fer de 1821 à 1824 dans les départements 09, 11, 19, 24, 32, 34, 39, 40, 42, 43, 44, 46, 47, 48, 69, 71, 73, 77, 89, 31 planches, 458 dessins, 31,50 e.

dEnseigne de maréchal-ferrant 1, étude des enseignes de maréchaux-ferrants dans les départements 01, 03, 05, 09, 10, 16, 21, 26, 32, 34, 37, 26 planches, 535 dessins, 27 e.

dEnseigne de maréchal-ferrant 2, étude des enseignes de maréchaux-ferrants dans les départements 42, 44, 46, 48, 60, 63, 66, 67, 69, 71, 77, 84, 89, 27 planches, 524 dessins, 28 e.

dEnseigne de maréchal-ferrant 3, étude des enseignes de maréchaux-ferrants dans les départements 13, 17, 25, 39, 68, 70, 84, 90, 24 planches, 436 dessins, 29 e.

dLes puits du gothique à 1715, étude du puits, ses structures, sa composition dans les départements 01, 03, 10, 21, 31, 34, 39, 44, 51, 54, 69, 71, 76, 77, 84, 30 planches, 456 dessins, 32 e.

dLes portes de 1905 à 1910, évolution graphique de la porte en fer dans les départements 33, 45, 54, 67, 75, 76, 24 e.

dLes portes de 1910 à 1920, en préparation.

 


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Samedi 18 septembre 2010 6 18 /09 /Sep /2010 10:44

1.   

Ventes, sites internet, expositions, livres

Informations sur la serrurerie

et la ferronnerie anciennes

 

= En Autriche, important musée sur les clefs et les serrures : la collection Hanns Schell.

Situé dans la ville de Graz, ce musée présente sur 2500 m2 une des plus importantes collections au monde de clefs, serrures, cadenas, coffrets, grilles et autres objets d’art en fer. Vous pouvez en avoir un aperçu sur le site en anglais et en allemand : Hanns Schell Collection - Graz: Schell Collection. Les ouvrages publiés par le musée sont également remarqables.

 

= Troisième vente de serrurerie et ferronnerie anciennes, collection Rullier

La société Fraysse et associés de Paris organise le 9 février 2011 la troisième vente de la collection Michel Rullier. Il s’agit d’une des plus grandes et prestigieuses collections européennes de serrurerie et ferronnerie ancienne. La publication des deux premiers catalogues, la qualité des photos comme celle des notices de Martine Houze,  font déjà référence parmi les amateurs. Le troisième volume est en souscription (300 pages environ). Vous pouvez le commander à l’adresse suivante : Fraysse & Associés, 16 rue de la Banque, 75002 Paris Tél : 01 53 45 92 10. Fax : 01 53 45 92 19 www.fraysse.net Son prix est de 50 euros, frais de port inclus. Envoi à partir du 15 décembre 2010. Le catalogue de la deuxième vente (312 pages, plus de 400 photographies couleur et reproductions) est encore disponible au prix de 40 euros.

 

= Un site suédois sur les serrures anciennes. Réalisé par Raine Borg, ce site présente en suédois mais aussi en anglais, un ensemble d’informations d’un bon niveau. Un glossaire fort complet intéressera les amateurs. Les francophones monolingues peuvent aller au chapitre «Images» qui présente de nombreuses photographies de serrures ainsi que des schémas. Pour accéder à ce site, cliquer sur : http ://www.historicallocks.com historicallocks - Historical locks

 

= Le Catalan Jaume de Bargas présente une galerie de photos où figurent 74 heurtoirs, 36 entrées de serrures et 295 clefs. L’ensemble est parfois inégal mais présente des éléments  fort intéressants. Manquent des légendes permettant de situer les objets dans l’espace ou le temps. Pour voir le tout, cliquez sur : http://picasaweb.google.es/jaumedbf

= Photos du Musée Le Secq des Tournelles. Jean-Pierre Beaucourt offre sur le forum outils passion une série de photos du célèbrissime musée Le Secq des Tournelles à Rouen. Vous pouvez les consulter en cliquant sur le lien suivant :

http://picasaweb.google.fr/letonnelier84/MuseeLeSecqDesTournellesRouen#

= Voici le site d’un collectionneur de clefs, de cadenas et de ciseaux. Le site est en langue anglaise. Pour voir cette collection, vous cliquez sur l’adresse suivante: http:// www.aschkenes.com  Si vous souhaitez voir les objets en grand format, veuillez cliquer sur la photo.

 

= Le Musée Fundacion Lazaro Galdiano à Madrid présente sur son site 74 objets tout à fait remarquables de ferronnerie et serrurerie anciennes, accompagnés de leur fiche technique. Vous pouvez y accéder en allant sur www.flg.es. Puis vous cliquez sur INVENTARIO, puis sur COLECCIONES et enfin sur la colonne de droite, vous allez à HIERROS.

 

= Museo del hierro de Luis Elvira : un petit site internet présente ce musée situé à Castellon en Espagne. Cliquer à l’adresse suivante :

LUIS ELVIRA - Anticuario

 

= Deux artisans d’art présentent sur leurs sites respectifs une gamme de répliques de «quincaillerie» de l’époque médiévale au XVIIIe siècle : marteaux de portes, serrures, clenches, verrous, targettes, loqueteaux, poignées, boutons, pentures, espagnolettes, etc. Les répliques de ces modèles anciens ont été réalisées à partir des relevés du Centre de Recherche sur les Monuments Historiques et de collections privées ou publiques. La qualité des pièces présentées comme l’ampleur de la gamme font de ces deux sites un document fort intéressant pour la connaissance de ce patrimoine.

Pour les voir, cliquer sur les adresses suivantes :

 

Les Forges De Signa : Serrures et serrurerie ancienne, heurtoirs ...

 

L'Atelier des Métaux Robert Hogué

 

= En cliquant sur le lien suivant

www.anvilfire.com/anvils/troyes_meeus-index.php vous aboutissez sur un site anglophone qui présente un ensemble de belles photos de forges et d'enclumes présentées au Musée de l'outil et de la pensée ouvrière à Troyes. Figurent également des photos de vitraux de l'église Sainte-Madeleine à Troyes qui représentent des forgerons au travail, ainsi que des croquis d'enclumes. De quoi rappeler de bons souvenirs à tous ceux qui admirent cet immense musée fondé par le père Feller.

 

=Vous pouvez feuilleter une reproduction en fac simile du livre de Luis Labarta sur la ferronnerie espagnole et catalane en cliquant sur le lien suivant :

Full text of "Hierros artísticos; colección de láminas ...

Il s’agit d’un ouvrage ancien bilingue intitulé «Fers artistiques, collection de planches représentant les plus remarquables travaux de l’art de la forge et particulièrement ceux qui sont dus aux maîtres catalans et castillans», publié à Barcelone par Francisco Seix en 1901.

 

=Le célébrissime Victoria & Albert Museum à Londres possède d’importantes collections de ferronnerie ancienne. Pour en avoir un aperçu, vous cliquez sur www.vam.ac.uk/ qui  ouvre le site officiel du musée. Dans la colonne «Collections», vous cliquez  sur «Metalworks». A partir de là, vous pouvez découvrir des galeries et des vidéos. Celle présentant la serrure «The wilkes detector lock» est remarquable. D’autres surprises vous y attendent. Tout cela donne très envie d’aller à Londres voir les objets de près…

 

= Encyclopédie de Denis Diderot et jean d’Alembert. L’Université de Chicago propose gratuitement le texte en français de l’édition de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, accompagné de documents préparatoires et même des articles censurés. Pour le consulter, vous allez à l’adresse suivante :

Version Française | ARTFL Encyclopédie Project

Le document en ligne est présenté comme une base de données. Il est donc plus facile à consulter que l’original qui est assez désordonné… et que les bibliothèques  laissent difficilement consulter, étant donné son format et son prix. Sur le site, vous cliquez sur «Search form», puis sur «search in articles», vous tapez le mot recherché. Il vous renvoie à tous les articles où ce mot figure.

 

= Glossaire du haut-fourneau par Jacques Corbion : un livre extraordinaire, fruit de 23 ans de travail et publié en quatre tomes, soit un total de 3440 pages. La cinquième édition est en préparation. L’auteur aborde les métiers du fer et de la fonte et ceux des mines fer et charbon, aussi bien hier qu’aujourd’hui. Cohabitent ici les termes techniques, pittoresques, énergiques parfois… Le tout est accompagné de nombreuses illustrations. Pour en savoir plus, regardez le site de présentation de son auteur à l’adresse suivante :

1.      LE SAVOIR ... FER / Glossaire du Haut-Fourneau / 4e édition

 

= Les forges de Syam dans le Jura qui viennent de fermer, étaient célèbres au XIXé siècle pour la qualité des faux et des bandages de roues qu’elles fabriquaient. Pour connaître l’histoire des ces forges et des techniques utilisées, un site :

Forges de Syam

Bonne visite.

 

 

 

1.       

Françoise Michaud-Fréjaville : Fèvres et forgerons d’Orléans 1399-1430, p. 63-73. Figure sur internet dans Cahier de recherches médiévales et humanistes. Publié dans P. Benoît et D. Cailleaux (eds.),Hommes et travail du métal dans les villes médiévales. Actes de la Table ronde « La métallurgie urbaine dans la France médiévale » (Paris, 1984), Paris, 1988, p. 69-82. Le texte intégral de l’article figure en format Pdf en cliquant sur

Fèvres et forgerons d'Orléans

 


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